vendredi 22 janvier 2021

Convention Collective : pourquoi l’intersyndicale ne signera pas



Convention Collective : pourquoi l’intersyndicale ne signera pas


CCI France a décidé, par la voix de son Président par délégation Jean Vaylet, de mettre un terme aux négociations le 31 décembre 2020. Après avoir rejeté la quasi-totalité des propositions de l’intersyndicale, CCIF propose à la signature un projet « squelette » de convention collective, catalogue de bonnes intentions privant les personnels de tous leurs avantages sociaux.

 

Multipliant précarité et « flexibilité » sans la moindre contrepartie, CCI France entend laisser chaque employeur agir à sa guise et gérer son personnel comme bon lui semble, en dehors de toute contrainte sociale.

 

Une convention collective qui pourra être imposée au personnel statutaire !!

 

Cette nouvelle convention collective, avant tout destinée au personnel privé, pourra être adoptée par toute structure nouvellement créée par les CCI (associations, GIE, filiales…). Elles pourront dès lors « transférer » un pan complet de leurs activités dans une nouvelle structure et imposer à tout son personnel de passer au privé !

 

Au nom de la flexibilité, une précarisation des salariés sans contrepartie

 

La proposition de l’employeur multiplie les clauses en défaveur des salariés : clause dédit formation, non concurrence, mobilité, contrats précaires (CDI intermittent, CDD d’usage, CDD à objet défini). Même le CDD classique (jusqu’à 36 mois) pourra être renouvelé 2 fois, alors que ce renouvellement n’est possible qu’une seule fois au code du travail. Le tout sans aucune garantie ou cadrage national (par exemple limitant le recours à ces   contrats), et sans aucune contrepartie pour le salarié (en temps ou en prime de précarité…).

 

Une convention collective qui fait l’impasse sur les grands sujets de société

 

 Egalité professionnelle : la délégation employeur a refusé de reconnaître le principe de parité femmes-hommes et d’accorder une garantie d’emploi aux agent(e)s victimes de violence. Aucune des mesures proposées par l’intersyndicale pour lutter contre le harcèlement ou pour faciliter l’insertion des personnes en situation de handicap n’a été retenue. L’employeur a même refusé le principe d’un diagnostic concerté permettant d’identifier les écarts de salaires et les discriminations entre agents.

 

 Classification : la délégation employeur a intégralement repris le système de classification défini en 2014 et a écarté toute mesure permettant aux agents de contester leur positionnement, de faire valoir leur expérience ou de mettre en avant leurs qualifications : dès lors, impossible de faire valoir ses compétences, de prétendre à une promotion ni d’espérer une augmentation…

 

 Personnel enseignant : le Président Vaylet a exprimé sa volonté de voir les enseignants travailler plus ! pour cela, rien de plus simple : aucune limite au nombre d’heures de face à face pédagogique et aucune liste exhaustive des tâches entrant dans le plan de charge de l’enseignant. Désormais, les établissements de formation et d’enseignement pourront exiger de leurs enseignants qu’ils restent à disposition sur leur lieu de travail, même s’ils n’ont pas cours.

 

 Rémunération : les rémunérations minimales obligatoires proposées par la délégation employeur sont inférieures de moitié à celles proposées par l’intersyndicale et n’atteignent même pas le plafond de la « tranche A », alors que presque toutes les branches rémunèrent au-dessus de ce seuil tous les cadres avec expérience, chefs de service, experts, cadres supérieurs…

      CCI France s’était pourtant engagée à proposer une convention collective « attractive » censée convaincre les statutaires de passer au privé. De toute évidence, l’attractivité ne passera pas par la rémunération…

 

 Télétravail : à l’heure où la pandémie nous rappelle la nécessité de développer le travail en distanciel, la délégation employeur n’a même pas daigné aborder le sujet lors des discussions. Tout comme la majorité des Présidents et des DG de Régions, CCI France a fait le choix d’une organisation du travail archaïque et obsolète.

 

Et maintenant, quelle sortie de crise ?

 

    La CFE CGC, la CGT et l’UNSA ne signeront pas un document à peine mieux disant que le droit du travail. Elles dénoncent le défaut de loyauté de la délégation employeur, qui après avoir accepté certaines propositions de l’intersyndicale les a finalement retirées de la version finale de sa convention collective

 

 

   L’intersyndicale dénonce les conditions dans lesquelles se sont déroulées les négociations, perturbées par des mouvements sociaux et une situation d’urgence sanitaire, qui les ont contraints à suivre les échanges en visioconférence

 

    Vos représentants ont proposé un projet de convention collective exhaustif traitant de la totalité des sujets défendant les acquis des salariés et prenant en compte l’évolution du réseau et les nouvelles contraintes qui s’imposeront à terme

   

    L’intersyndicale refuse de se voir imposer la date fictive du 31 décembre 2020 et entend poursuivre les échanges jusqu’à ce que la délégation employeur entame de véritables négociations

 

     La CFE CGC, la CGT et l’UNSA dénoncent l’attentisme et l’immobilisme de la tutelle et du Président élu de CCI France Pierre Goguet, qui persistent à ignorer les irrégularités dénoncées par l’intersyndicale et n’ont d’autre ambition que de faciliter le passage en force des personnels des CCI au droit privé, sans autres garantie que le droit du travail

 

    L’intersyndicale refuse de signer une convention collective a minima qui prive le personnel de ses acquis sociaux et demande la poursuite des négociations

 Pour sauvegarder vos droits et défendre

tract téléchargeable ici

vos acquis sociaux : rejoignez l’intersyndicale ! 
 
 
 
Un article du syndicat CGT de la CCI ( Chambre de Commerce et d'Industrie ) de la Région Bretagne

vendredi 15 janvier 2021

Convention Collective : Un accord gagnant-perdant !



Convention Collective :

Un accord gagnant-perdant !

 

CCI France a décidé de mettre un terme aux négociations le 31 décembre 2020. Après avoir rejeté la quasi-totalité des propositions de l’intersyndicale, CCIF propose à la signature un accord gagnant-perdant !

 

Un seul gagnant, l’employeur, un seul perdant, le salarié !

 

1)            Un champ d’application restreint

 

Toute filiale créée et contrôlée à plus de 50% par une CCI échappe à la convention si elle a été créée avant son entrée en vigueur et a décidé d’appliquer une autre convention collective !

Autrement dit, les salariés des structures externalisées, déjà privés de leur qualité d’agent public et de l’application du Statut, sont exclus une deuxième fois d’un texte applicable aux CCI !

 

2)            Une flexibilité totale du contrat de travail

 

Multiplication des clauses en défaveur des salariés : dédit formation, non concurrence, mobilité… Introduction de tous les contrats précaires possibles : CDI intermittent, CDD d’usage, CDD à objet défini… Avec un CDD classique qui peut durer jusqu’à 36 mois.

Le tout sans aucune garantie ou cadrage national (par exemple limitant le recours à ces contrats), et sans aucune contrepartie pour le salarié (prime de précarité majorée…).

 

3)            Une rémunération à la main de l’employeur

 

Les CCI disposent de tous les outils imaginables pour individualiser la rémunération : part variable individuelle, primes, individuelles et collectives…

Sans aucune contrepartie pour le salarié : aucun élément de rémunération à l’ancienneté, aucune  prime avec un cadrage objectif (prime de vacances, prime de Noël…), aucune garantie individuelle d’évolution du salaire : si le salaire n’a pas bougé depuis 5 ans, le sujet sera généreusement « évoqué » - entre la poire et le fromage et avant le temps qu’il fait - lors de l’entretien annuel.

Cerise sur le gâteau : la grille de classification (avec ses niveaux et ses critères classants) est un copié-collé de celle existant aujourd’hui dans le Statut. Comme quoi, tout n’est pas à jeter dans ce texte quand l’employeur y trouve son compte…

Et aucun salaire minimum lié aux niveaux de cadre n’atteint le plafond de la « tranche A », alors que presque toutes

les branches rémunèrent au-dessus de ce seuil tous les cadres avec expérience, experts, ou cadres supérieurs…

 

Des avantages pour le salarié ou des contraintes pour l’employeur ? On les cherche encore…

Epargne salariale, intéressement sont ainsi de simples facultés pour les CCI employeurs !

 

4)            La « responsabilité sociale des CCI (sic) »

 

On pouvait-naïvement- espérer qu’au moins sur ce sujet la convention collective de notre réseau consulaire soit, sinon innovante, du moins exemplaire…

Hélas ! Aucune nouvelle règle contraignante dans ce chapitre sur l’égalité professionnelle et la prévention des discriminations.

Au mieux la reprise des dispositions législatives (les indicateurs ou les interdictions qui sont dans le code du travail).

 

Et sur l’égalité de rémunération entre les hommes et les femmes sur un même poste de travail,  CCI France estime que la priorité (l’objectif) est « la réduction » des écarts…

Vous avez bien lu : la suppression des écarts n’est même pas un objectif  pour  CCI France ! 

Et comme chacun sait, la convention collective devait être un signe tangible de la réforme et de la modernité du réseau consulaire…Un nouveau départ en quelque sorte…

 

5)            Durée et organisation du travail

 

Si la durée annuelle en heures reprend la pratique actuelle des CCI (1584 heures), CCI France a voulu élargir et assouplir le recours au forfait jours, tout en augmentant le forfait : 214 jours (à peine 4 jours de moins que le maximum fixé par le code du travail) !

 

Autre catégorie maltraitée : les enseignants 

Aucune limite au nombre d’heures de face à face pédagogique et aucune liste exhaustive des tâches entrant dans le plan de charge de l’enseignant. Désormais, les établissements de formation et d’enseignement pourraient exiger que les enseignants restent à disposition sur leur lieu de travail, même s’ils n’ont pas cours.

En termes d’organisation du travail, le régime juridique du télétravail est renvoyé à un accord national.

Quant au compte épargne temps, il n’ouvre plus droit ni à congés payés, ni à abondement de l’employeur.

 

6)            Protection sociale

En cas de maladie, le maintien de salaire est garanti pendant 3 mois. Au-delà ? Rien de prévu.

 En cas de longue maladie (indemnisée par la sécurité sociale pendant 3ans) ? Rien de prévu.

La convention renvoie à un accord futur de prévoyance, qui « sera négocié prenant en compte les résultats de l’appel d’offres et du marché actuel » 

Quand on voit les résultats désastreux – augmentation des cotisations et baisse des prestations- de la gestion de CCI France et de la baisse des effectifs dans le réseau consulaire, on peut être atterré …

 7)            Rupture du contrat de travail

 

Les indemnités de licenciement sont plafonnées à 15 mois ou à 18 mois en cas de licenciement économique. Au vu de tout ce qui précède, presque un soulagement !

 Et maintenant ?

 

La CFE CGC, la CGT et l’UNSA ne signeront pas en l’état un document à peine mieux disant que le code du travail.

 

L’intersyndicale a dénoncé le défaut de loyauté de la délégation employeur, qui après avoir accepté certaines propositions de l’intersyndicale les a finalement retirées de la version finale de sa convention collective.

 

Nous avons demandé à CCI France la poursuite des négociations, afin de parvenir à un texte acceptable pour l’ensemble des salariés du réseau.

Pour sauvegarder vos droits et défendre

            vos acquis sociaux : rejoignez l’intersyndicale !


Intersyndicale UNSA-CCI – CGE-CGC – CGT-CCI : intersyndicale.cci.de.france@gmail.com



Un article du syndicat CGT de la CCI ( Chambre de Commerce et d'Industrie ) de la Région Bretagne

jeudi 2 juillet 2020

Flash information : les députés votent 100 millions de plus pour les CCI


Flash information :

les députés votent 100 millions de plus pour les CCI

 

L’intersyndicale UNSA CCI, CFE CGC RC, CGT CCI,  vient d’être informée en direct par des députés que l’amendement visant à restituer les 100 millions de baisse de TFC effectuée en 2020 a été adopté en séance publique.

C’est une reconnaissance de l’implication et du professionnalisme des salariés des CCI depuis le début de la crise sanitaire et de l’utilité des CCI dans l’économie de proximité.

L’intervention de l’intersyndicale UNSA-CCI, CFE-CGC RC, CGT-CCI auprès des députés a contribué à obtenir la majorité requise.

Autre bonne nouvelle pour les CCI « rurales » : le SMAC (Socle Minimal

d’Action Consulaire) a été prorogé.

Nos employeurs ont maintenant l’obligation de récompenser financièrement les salariés.

L’intersyndicale poursuit sa mobilisation pour l’avenir du réseau avec vous.

 

le tract intersyndicale cliquez ici

courrier envoyé aux députés cliquez ici





































Un article du syndicat CGT de la CCI ( Chambre de Commerce et d'Industrie ) de la Région Bretagne

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